C’est quoi, un JRI ?

Dans le monde de l’audiovisuel, le terme JRI ne recouvre pas toujours la même réalité. Selon que l’on parle de télévision, de chaînes d’information en continu ou de communication, son rôle peut fortement varier. On vous fait un petit récap des métiers de l’audiovisuel pour vous y retrouver. 

Tout d’abord, JRI, c’est l’acronyme de Journaliste Reporter d’Images. 

Par définition, il s’agit d’un professionnel qui cumule au minimum deux compétences : une expertise éditoriale, celle du journaliste, et une maitrise de l’image, celle du cadreur. Le JRI travaille généralement seul sur le terrain pour faire des prises de vue et interviewer des témoins. 

Le JRI dans la presse télévisée

Dans le milieu du magazine TV (reportages de plus de 6 minutes), le JRI est à la fois journaliste, réalisateur et chef opérateur.

  • Il prépare le sujet en amont (angle, recherches, enquête, contacts),
  • Il part en tournage pour filmer et interviewer les témoins,
  • Il écrit le commentaire et construit le récit,
  • Il travaille ensuite avec un monteur pour finaliser le reportage.

Le JRI est garant du fond comme de la forme, avec une forte exigence éditoriale.

Le JRI dans les chaînes d’information en continu

Dans les chaînes d’info (BFM, LCI…), le terme JRI désigne le plus souvent un chef opérateur.

Il est chargé de la prise de vue et accompagne le plus souvent un autre journaliste, qui se charge des interviews ou du duplex. Le rôle est alors plus technique mais reste essentiel à la qualité du rendu.

Le JRI en communication

En communication, la définition est plus floue et varie selon les agences et les projets. Le JRI y est souvent triqualifié, donc à la fois :

  • Journaliste (préparation éditoriale et interviews),
  • Cadreur (prise de vue),
  • Monteur (post-production).

Il intervient sur des contenus informatifs, institutionnels ou testimoniaux, en conservant une approche journalistique du récit.

Les métiers souvent confondus avec le JRI

Avant d’aller plus loin, il est utile de distinguer le JRI d’autres métiers de l’audiovisuel.

Chef opérateur / cadreur
Il est responsable de la prise de vue et de l’éclairage. Il intervient souvent sur des projets très visuels (publicité, clips), accompagné d’un réalisateur et d’un ingénieur du son.

Cadreur / monteur
Il assure la prise de vue et le montage. Il peut produire des images de qualité et un montage rythmé, mais n’a pas nécessairement de rôle éditorial.

Monteur
Il se consacre exclusivement à la post-production et à l’assemblage des images.

Réalisateur
Il conçoit le projet dans sa globalité, écrit le storyboard et dirige l’équipe technique lors du tournage. Son approche est avant tout créative.

Journaliste ou consultant éditorial
Il travaille sur le fond : angle, préparation des interviews, conduite des échanges. Il intervient souvent en amont et pendant le tournage, sans assurer la prise de vue.

Alors, qu’est-ce qu’un JRI, concrètement ?

Le JRI, vous l’aurez compris, réunit l’ensemble de ces compétences.

Il est avant tout journaliste : il sait angler un sujet, trouver les bons interlocuteurs, préparer une interview, structurer un récit et donner du sens aux images.

Il est également cadreur : Il va chercher la jolie image, mais aussi celle qui aidera la compréhension des messages clefs.

Enfin, il est monteur : il assemble les images, construit le rythme et veille à la cohérence du propos jusqu’à la version finale.

Sa valeur ajoutée réside dans sa capacité à piloter l’ensemble du processus sans jamais perdre de vue l’objectif éditorial du projet.

Car mener une interview ne consiste pas seulement à poser des questions. Sans anticipation du format, du message clé ou du montage final, le risque est d’obtenir des témoignages trop longs, trop institutionnels ou difficiles à exploiter, en particulier sur des formats courts.

En résumé, on sollicite un JRI lorsque les messages clés sont essentiels, que le fond compte autant que la forme, et que le contenu doit être clair et informatif.

Peut-on utiliser le terme JRI en communication ?

Même si le terme journaliste est juridiquement réservé aux professionnels de la presse, le mot JRI reste aujourd’hui le plus pertinent pour désigner un profil polyvalent, à la fois éditorial et technique.

Certains journalistes encartés, travaillant pour des chaînes de télévision, réalisent ponctuellement des missions de communication. Dans ce cas, la terminologie ne pose aucune ambiguïté.

Tout dépend, finalement, du parcours du professionnel et de ce que vous attendez de votre vidéo.

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